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Wolfgang Welsch 

« J’étais ennemi public No. 1. Sur la liste des assassinats de la Stasi pour être complice d’évasion. » 

Synopsis 

L’auteur 

Wolfgang Welsch est né en 1944. Après son baccalauréat, diplômé d’un conservatoire d’art dramatique à Berlin--‐Est, il travaille avec Wolf Biermann au théâtre « bat » de Berlin. (« berliner arbeiter--‐ und studententheater »). Ses contacts avec le poète Sarah Kirsch l’incitent à écrire lui--‐même des poèmes la plupart du temps critiques envers le système et de les lire en public. 

De ce fait, il entre en conflit avec la bureaucratie de la RDA (République démocratique allemande) pour la première fois. En dénonçant les pratiques répressives du régime envers des dissidents en en distribuant des tracts condamnant la construction du mur de Berlin, il fait de la résistance à l’adaptation au système. 

En 1964, il est engagé par un théâtre de Berlin - Est et travaille comme acteur à la télévision et à la production cinématographique (DFF respectivement DEFA) est-allemandes. Malgré de bonnes chances de réussite, il a l’intention de quitter le pays comme il ne veut pas vivre sous une dictature.

Lors de la première tentative d’évasion, il est arrêté cette même année. Pendant la détention provisoire, il subit des mauvais traitements, de la torture et un simulacre d’exécution, qui le traumatise durablement. Après plusieurs procès, il est condamné à presque dix ans de prison, dont il passe sept dans les prisons mal famés de Bautzen et Brandebourg. 

Grâce à la médiation de l’ancien chancelier fédéral Willy Brandt et grâce aux efforts d’Amnesty International, il est racheté par le gouvernement fédéral allemand en 1971. Après une courte convalescence, il est engagé par plusieurs théâtres comme acteur. Mais à cause de ses graves traumatismes, il n’est pas capable de continuer ce métier. 

En 1972, il commence ses études de doctorat en sociologie, philosophie et science politiques chez Prof. Helge Pross. Dans les années 70 et 80, il est complice d’évasion secret et efficace avec « un haut potentiel de danger pour la RDA » (selon les dossiers de la Stasi). Plus de 20 collaborateurs officieux de la Stasi (« IM ») l’espionnent. 

En 1973, il rédige un mémorandum contre l’adhésion de la RDA à l’ONU, qui atteint l’assemblée plénière par des voies détournées, et il publique plusieurs documents sur le système de répression et de torture du Ministère de la Sécurité d’État est‐allemand (« Ministerium für Staatssicherheit, MfS »). Cette procédure concertée contre l’État du SED (« Parti socialiste unifié d’Allemagne », donc « SED‐Staat ») fait partie de sa résistance. Dans la suite, le MfS ouvre le dossier « Skorpion ». (dossier = « Zentraler operativer Vorgang, ZOV »). 

En 1977, il obtient son doctorat ès lettres (Ph.D.) en Angleterre avec une thèse sur le Ministère de la Sécurité d’État est‐allemand (MfS). Il survit plusieurs attentats contre lui en Allemagne, en Angleterre et en Israël dans les années 1979, 1980 et 1981, même s’il s’en sort gravement blessé dans quelques cas. 

Après la chute du mur et la fin de la RDA, de nouvelles menaces de mort suivent et le menacent pour avoir porté plainte contre ses assassins et leurs commanditaires. La justice ne lui croit et ne le protège pas. Il s’exile en Amérique Centrale dans la suite. 

En 1994, les coupables sont arrêtés et condamnés. Le principal responsable, le général de division du MfS, Heinz Fiedler, se pend dans sa cellule. Wolfgang Welsch retourne en Allemagne. Il commence à rédiger son manuscrit du livre « J’étais ennemi public No. 1 ». Wolfgang Welsch est membre de l’association protectrice des auteurs allemands (« FDA ») et membre du comité directeur du centre d’études sur les problèmes est-ouest (« Studienzentrum für Ost-West Probleme »). Aujourd’hui, il travaille comme écrivain et journaliste et vit à Sinsheim/Baden. 

Le livre 

Tome I 

Le livre fait partie de l’oral history de la dictature du Parti socialiste unifié est--‐allemand (« SED »). Il nous rend compte de la résistance dramatique de Wolfgang Welsch au régime de la RDA. En 1961 il vit la construction du mur de Berlin à Berlin--‐Est, un événement marquant qui le dégoûte en raison de sa détermination perfide, dont l’inhumanité et l’irrévocabilité intentionnelle le forment politiquement, déterminent sa vie et suscitent sa résistance. Jeune homme, il verbalise sa résistance en écrivant des poèmes, qu’il lit en public et qui causent de franches explications. Il distribue des tracts à l’Université Humboldt de Berlin--‐Est, dans lesquelles il appelle à la résistance au régime communiste. Il écrit le scénario d’un film documentaire. En fin de compte, il ne veut plus vivre dans ce pays perdu. Il a l’intention de s‘enfuir, mais son plan échoue à la frontière interallemande (entre la RFA « République Fédérale d’Allemagne » et la RDA) et il est arrêté par les autorités est-allemandes. 

Dans les cellules du Ministère de la Sécurité d’État, il souffre la torture corporelle et psychique. Cela ne détruit en rien son besoin de liberté et son rejet de l’idéologie du marxisme-léninisme. Il est condamné à dix ans de prison pour haute trahison. La détention en tant que prisonnier politique dans les prisons mal famées de Bautzen et Brandebourg le mène aux limites du supportable. Le retour de la torture, la faim et la détention dans le but de l’anéantir le conforte dans sa fermeté en ce qui concerne une résistance active. Contraint au travail obligatoire et sous des conditions extrêmement difficiles, il fait du sabotage de produits d’importance militaire prévus à l’exportation. Ce délit est passible de peine de mort. Mais il a de la chance. Pendant que le MfS essaie en vain de le dépister avec un groupe d’intervention spéciale, en RFA, on engage des négociations pour racheter des prisonniers politiques. Wolfgang Welsch est parmi eux. Après des négociations du gouvernement fédéral de la RFA et le Ministère de la Sécurité d’État de la RDA, il est finalement racheté en 1971 et il arrive en RFA au cours d’une opération commando. 

Tome II 

Il entre en liberté après un dramatique passage de la frontière par transport gouvernemental de la RDA. Au début, après une courte période de rétablissement, il s’installe à Hanovre, où il profite de plusieurs engagements au théàtre. Pourtant, en raison de ses blessures traumatisantes causés par la détention repressive, sa mémoire à court terme est gravement restreinte et il ne peut plus jouer. Il commence ses études en sociologie, philosophie et études politiques à l’Université Justus Liebig à Giessen. En même temps, il organise son entrée dans la complicité d’évasion. Ensemble avec un ami de ses années en prison, il réussit à faire entrer un professeur des universités de la RDA. L’opération est planifiée en RFA et mise à exécution à Athènes. Wolfgang Welsch prend un vol à Sofia en tant que coursier, il y remet un faux passeport avec des instructions et retourne à Athènes via Bucarest. L’évasion réussit. Le pot de terre contre le pot de fer. En 1973 la RDA entend adhérer à l’organisation des Nations unies (ONU) en même temps que la RFA. Wolfgang Welsch rédige un mémorandum ardent contre l’adhésion de la RDA. Par un membre de la délégation parlementaire de la RFA, le document atteint New York, est traduit en anglais et arrive sur le bureau du représentant de la RDA à l’assemblée plénière de l’ONU. À l’instigation de la direction du SED, le MfS engage à partir de là des opérations hostiles dans l’intention de le saper et de le tuer en fin de compte. Entre--‐temps, Wolfgang Welsch prévoit, organise et dirige les opération d’évasion les plus risquées dans le bloc de l’Est. Il utilise des véhicules diplomatiques, des voitures, des caravanes ainsi que des vols de ligne de l’Est à l’Ouest. De Berlin--‐Est à Sofia, Bucarest et Belgrade à Vienne ou Francfort‐sur‐le‐Main. Avec des voitures à cheval il fait passer plusieurs réfugiés en Yougoslavie à travers de Budapest et Nagykanizsa. De là, ils passent en Autriche et et Allemagne. L’évasion la plus sûre s’effectue dans des véhicules diplomatiques de Berlin-Est à Berlin‐Ouest. La CIA américaine se prononce sur lui d’un ton approbateur lors d’une rencontre fortuite à Athènes. Comme réponse à un article haineux et polémique sur lui publié dans l’hebdomadaire est--‐allemand de politique étrangère « horizont » (« Keine Chance den Menschenschmugglern », « Ne laissons aucune chance aux traficants d’êtres humains », 2/80), il envoie un télex au MfS, dans lequel il parle de ses succès et leur justification plutôt que de ses « chances ». Le ministre du MfS, Erich Mielke, entre dans une rage folle. Lors d’une opération d’évasion à Sofia, sa femme rompt l’accord secret. Elle est arrêtée et le trahit en révélant les structures et la préparation de son organisation ainsi que tous les noms qu’elle connaît. Wolfgang Welsch ne se doute pas de cette trahison, il libère sa femme des mains du service secret bulgare dans une opération spectaculaire à laquelle sont associés l’ambassade américaine ainsi que le ministre allemand des affaires étrangères. 

Tome III 

Auprès du MfS, il existe depuis des années un dossier (« Bearbeitungsvorgang »), dans lequel les mesures de combat (« Kampfmaßnahmen ») contre la bande criminelle de traficants d’êtres humains (« kriminelle Menschenhändlerbande KMHB ») sont discutées et proposées. En 1978 environ, le dirigeant du dossier « ZOV Skorpion », le général de division du MfS Heinz Fiedler, donne l’ordre de liquider le chef de la « KMBH Welsch » une fois pour toutes. Le ministre du MfS, Erich Mielke, et le comité central du Parti socialiste unifié est-allemand en prennent acte et sont d’accord. Les rouages de la machine de mort se mettent en marche. Un agent s’approche de lui, dont la mission est de le tuer. 
Cet agent avec le pseudonyme « Alfons » place une charge explosive de la Stasi sous le tableau de bord de la voiture de Welsch qui éclate sur l’autoroute. Wolfgang Welsch ne s’en sort que légèrement blessé. Un an après « Alfons » l’attire à Londres, où un tireur d’élite l’attend. Il manque sa cible d’un cheveu. Wolfgang Welsch est inconscient du danger et prend l’agent pour un ami. Celui-ci l’attire en Israël pour l’ultime épreuve de force. La Stasi y a placé une autre agente professionnelle du département extérieur (« Auslandsabteilung, HVA ») du MfS comme renforcement. Sur un terrain de camping près d’Eilat au bord de la mer Rouge, il est empoisonné par les deux avec une dose dix fois mortelle du métal lourd « thallium ». Comme par miracle, il survit cet attentat de justesse. À la suite, il se rendra à la recherche des auteurs de l’attentat et de leur commanditaire qui le conduit en Angleterre, en Grèce et en Argentine. La description des méthodes des services secrets de l’Est dans un livre de Friedrich Wilhelm Schlomann le met sur la piste de la Stasi, service secret de la RDA, qu’il considère comme instigatrice des attentats. Après la chute du mur, il cherche des indices susceptibles de faire progresser l’enquête dans les dossiers des archives de la Stasi pour trouver les auteurs des attentats et leurs instigateurs. Malgré des preuves et des indices méticuleusement rassemblés, personne ne le croit. Trois plaintes contre X ne mènent à rien. Un magazine de Hambourg trouve ses idées même aberrantes. Un autre magazine de Hambourg est au courant des plans d’assassinat de la Stasi en raison de l’affaire Barschel (scandale politique de 1987) et lui donne crédit. Une commission d’enquête spéciale du ministère public berlinois (« ZERV ») se joint au groupe de recherche après quelque temps et confirme ses soupçons. On dépiste et arrête les auteurs des attentats et les instigateurs du MfS. Le général de division Fiedler, dirigeant du dossier « Skorpion » et initiateur des attentats à Wolfgang Welsch se pend dans sa cellule de prison à Berlin. Au bout d’un procès qui fait sensation partout dans le monde, l’auteur de l’attentat est condamné à plusieurs années d’emprisonnement. En 2001, Wolfgang Welsch publie sa biographie politique avec le livre « J’étais ennemi public No. 1. Sur la liste des assassinats de la Stasi (service secret est-allemand) pour être complice d’évasion. », dans lequel il décrit de façon captivante le terreur du régime de la RDA et sa résistance à cette oppression. 

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Franz Kafka se demanda : « On devrait lire uniquement des livres qui nous mordent et piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas avec un coup de poing sur le crâne, pourquoi nous lisons donc ce livre ? » 
Nous devrions nous demander la même chose. « J’étais ennemi public No. 1. » est un tel livre. 

Paru chez Eichborn, Francfort-sur‐le‐Main en 2001 sous le nom de « Ich war Staatsfeind Nr. 1. Als Fluchthelfer der Stasi auf der Todesliste der Stasi. » 

Édité en livre de poche chez Piper, Munich, Zurich en 2004 sous le nom de « Der Stich des Skorpion » (La piqûre du scorpion) à l’occasion de la première diffusion le 13 avril 2004 d’un téléfilm du même nom à la télévision allemande. 

Le livre est disponible chez Piper sous son nom original de « Ich war Staatsfeind Nr. 1. » dans sa sixième édition de 2011. 

Édition française en préparation. 

© 2009 by Wolfgang Welsch
traduit par Andreas Gattinger, Lucerne, Suisse

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